Victime de sa mauvaise réputation, quand on entend ortie, on pense immédiatement aux mauvaises herbes envahissantes du jardin ou à l’expression politiquement incorrecte mais au combien drôle « Faut pas pousser Mémé dans les orties ! » Et pourtant ! Si tout un chacun connaissait les innombrables bienfaits de cette soi-disant mauvaise herbe, tout un chacun irait se jeter dans les orties ! L’ortie (Urtica), appartient à la famille des Urticacées qui regroupe environ trente espèces de plantes herbacées à feuilles velues.

Les bienfaits de l’ortie piquante

Les atouts nutritionnels de l’ortie piquante sont vastes, elle est riche en vitamines du groupe B, en vitamine E, en provitamine A et elle contient six fois plus de vitamine C que l’orange (pour rappel, la vitamine C facilite l’assimilation de fer).

Pour les végétariens elle est alors un aliment idéal compte tenu de sa bonne concentration en fer qui est presque deux fois plus importante que celle contenue dans la viande de bœuf.

Faisant partie des plantes antianémiques, on la conseillera aux femmes aux règles abondantes, aussi en cas de fatigue.

Elle fait partie des végétaux les plus riches en protéines complètes (8 g/100 g environ dans les feuilles fraîches). Avec 18 acides aminés dont 8 essentiels que le corps ne synthétise pas, elle devient au même titre qu’une protéine animale, une protéine parfaitement assimilable par l’organisme.

Principalement composée d’antioxydants (flavonoïdes), elle booste les défenses immunitaires. Sa concentration est forte en calcium (4 fois plus qu’un yaourt), en zinc, en potassium, en magnésium et en silice.

C’est aussi une alliée détox qui soulage les problèmes rénaux, articulaires et les rhumatismes. Anti-inflammatoire, elle sera enfin un précieux soutien pour les sportifs souffrant de tendinites et d’entorses.

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Histoire

Comme toutes les plantes, l’ortie a une longue, très longue histoire derrière elle si bien qu’on retrouve sa trace pour un usage textile au Néolithique !

En 1991 en Europe, exactement sur un glacier entre l’Autriche et l’Italie, des fibres d’ortie sont mises à jour dans la confection du fourreau d’un couteau en silex appartenant à la momie Ötzi (datant du Chalcolithique entre -3350 et -3100) ! A l’âge de bronze (- 1600) les Danois fabriquaient leurs linceuls à base de fibres d’ortie tout comme les Egyptiens. Elle n’aura donc de cesse d’être cultivée, à commencer par les Romains pour sa fibre jusqu’au 19 eme siècle.

Au moyen âge on l’utilisera pour habiller les paysans du 12e au 17e siècle.

En 1812 pour habiller la grande armée napoléonienne !

En 1914-18 pour fabriquer les toiles de tentes, les sacs et les uniformes allemands !

En 1939-45 pour confectionner les parachutes et filets de camouflages britanniques !

Ça chatouille, ça gratouille….

…. Et c’est tellement vrai !  Mais comment et pourquoi l’ortie pique-t-elle ?

Dans la composition des orties se cachent un véritable « cocktail chimique » riche en histamine, acide formique, acétylcholine et sérotonine (responsable des rougeurs, des démangeaisons et de l’irritation.) Pour comprendre le pourquoi du comment, prenons une loupe : des poils creux recouvrent presque entièrement la tige et la face supérieure des feuilles dentées. Leurs pointes effilées sont extrêmement fragiles, elles se terminent en silice (constituant principal du verre) et au moindre contact s’enfoncent dans la peau et se brisent libérant le fameux liquide chimique ! Notons que 0.0001mg de ce liquide suffit à provoquer démangeaisons et brûlures !

Alors la nature est bien faite comme toujours, et si l’ortie pique c’est pour se défendre des herbivores ! Si elle est efficace sur les humains dont la peau est assez fine, elle l’est moins sur la peau plus épaisse des animaux. En revanche, l’épiderme du mufle de certains animaux (chevaux, bovidés) est très sensible et les herbivores ayant goûté des orties fraîches ne renouvellent pas l’expérience ! Néanmoins, les orties séchées perdent leur pouvoir urticant et constituent un fourrage aux qualités nutritives excellentes et appréciées des animaux. De notre côté, l’ortie cuite se consomme de manières tellement différentes que nous verrons plus loin !

Souvenirs d’enfance mémorables !

Qui n’a pas été confronté dans sa vie à une expérience douloureuse de piqûres d’ortie ? Personne ! Combien de mamans ou de grands-mères ont imploré leurs bambins à ne pas se gratter pour éviter d’aggraver les démangeaisons ? Beaucoup et ça marche ! Soyez attentif et faites le test : dès la première piqûre, ne grattez pas et vous verrez qu’au bout d’une minute ou deux, vous ne sentirez plus rien.  Et combien de fois n’a-t-on pas entendu ces mêmes mamans protectrices expliquer que les piqûres d’ortie sont « excellentes pour la circulation du sang » ? Sur ce dernier point, elles avaient entièrement raison sur leurs remèdes de grands-mères avec tout ce qu’elles comportent de mystère ! Mais le fait est que oui, la pratique de l’urtication autrement dit l’autoflagellation avec des branches d’orties a été validée scientifiquement pour le traitement de l’arthrite ! L’urtication stimule la circulation et aide ainsi à l’élimination des toxines, causes de rhumatismes. Sans compter que l’acide formique des orties semble atténuer la douleur des articulations douloureuses.

Voici déjà 3 astuces pour la cueillette : munissez-vous de gants ou de papier journal ou alors attendez la pluie car une fois mouillées, les orties deviennent quasiment inoffensives.

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Mille façons simples d’utiliser l’ortie piquante

En cuisine

Plutôt simple à cuisiner comme un légume classique, elle peut aussi voler la vedette aux épinards ! Les déclinaisons sont multiples et l’ortie peut se consommer en soupe, en salade, en pesto, en omelette, en jus, en infusion…. Voici quelques idées et recettes.

En herboristerie 

L’ortie piquante fait partie des plantes médicinales très largement utilisées en herboristerie.

Nous vous conseillons d’infuser 5 g d’ortie par litre d’eau chaude non bouillante (90°). Vous pouvez faire une cure en buvant deux tasses par jour. Privilégiez sa consommation après le petit déjeuner et déjeuner.

Hygiène et beauté

L’ortie piquante aide à lutter contre la chute des cheveux ! Faire macérer l’ortie et de la marjolaine. Pour ce faire, plongez 60g d’ortie piquante et de marjolaine dans un litre d’eau de vie 15 jours au soleil en remuant tous les jours. Une fois la macération terminée, vous pouvez appliquer sur le cuir chevelu.

 Elle élimine aussi les pellicules. En usage externe, sous forme de masque pour les cheveux mélangez :

  • 35 g d’argile verte
  • 10 g d’ortie écrasée sous forme de poudre
  • 6 gouttes d’huile essentielle de Tea Tree
  • 30 ml d’eau florale ou d’infusion de romarin

Sans remuer, laissez infuser tous les ingrédients dans un récipient pendant 5 heures. Mélangez, et appliquez sur le cuir chevelu humidifié. Rincez avec une infusion d’ortie après 20 minutes de pause et lavez vos cheveux avec votre shampoing habituel.

Précaution et contre-indications

 Il n’y a pas de contre-indications particulières cependant, l’ortie étant très riche en principes actifs, il faut bien respecter les dosages et ne pas la sur-consommer.

Les femmes enceintes préfèreront l’ortie en version sèche à dose nutritionnelle.

Si vous suivez un traitement anti-inflammatoire ou anticoagulant, un traitement contre l’hypertension ou diurétique, l’ortie peut entrer en interaction avec ces traitements.

Alors pas de surdosage et prenez l’avis de votre médecin avant de commencer une cure d’ortie.

Nappilla

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